Charlotte & Alexis

Charlotte & Alexis Interviews

Découvrez l’histoire de la rencontre de Charlotte Albert et Alexis Lamesta. Fondateurs du Studio d’architecture Necchi, ces deux amoureux nous racontent leurs souvenirs et les détails qui les ont fait craquer.

Racontez-nous votre premier rendez-vous (ou votre première rencontre) ?

Charlotte – Ce n’est ni une histoire pittoresque ni une rencontre hasardeuse. On s’est retrouvé dans la même classe à la fin de nos études. La première année, nous nous sommes à peine échangé deux mots. La suivante, l’année de notre diplôme, nous étions une bande d’amis très soudés. Même s’il n’était pas disponible, j’ai compris qu’Alexis me plaisait. Étant très déterminée, j’ai tout fait pour l’avoir, et visiblement cela en valait vraiment la peine…
Je suis ensuite tombée raide dingue, sûrement plus vite que lui, nous avons mis un moment à être au diapason. Le début de notre relation a été secret, on se cachait, on s’embrassait furtivement dans les petits recoins de l’école, c’était assez excitant, comme tout ce qui est interdit…

Alexis – J’ai longtemps été quotidiennement en présence physique de Charlotte du matin au soir, mais je n’avais jamais prêté attention à sa personnalité et à sa beauté romanesque.
Jusqu’au jour où nous avons déjeuné ensemble par hasard avec des amis communs, j’ai été troublé par ce qu’elle dégageait, sa façon de se tenir. Mon souvenir reste ses mains, que je trouve terriblement gracieuses.
La suite se passe une année plus tard, l’attirance était incontrôlable et juvénile, nous avons passé notre diplôme ensemble, je nous considère depuis comme une seule et même personne.

Qu’est-ce que t’évoque l’odeur de sa peau ?

C.A – L’odeur naturelle d’une peau est indescriptible, c’est un marquage intime, propre à chacun. C’est certain que je la reconnaîtrais parmi mille.
Quand l’odeur naturelle de la peau vient se mélanger au parfum, cela devient intéressant, presque complexe. Alexis adore les parfums et change très souvent, mais toujours des choix pointus avec des odeurs élégantes mais puissantes à la fois. D’ailleurs je lui pique très souvent ses parfums, ce qui l’énerve un peu…

A.L – C’est toujours une odeur très personnelle et intime que je pense être le seul à pouvoir définir, du moins j’estime la définir comme je la fantasme.
C’est une odeur suave, qui m’évoque la sensation que j’ai eu en découvrant la naissance de sa nuque pour la première fois. Je ne pourrai pas l’associer à un mot précis, j’aime l’égoïsme de ne pouvoir qu’être le seul à évoquer cette odeur.

Qu’est-ce qui vous fascine chez lui/elle ?

C.A – Alexis a un très fort caractère, sanguin et très impulsif. Mais à la fois beaucoup de douceur. De la même façon, il peut être timide presque mutique, mais aussi hyper drôle, presque fou parfois. Ce sont ces extrêmes qui rendent sa personnalité si atypique.
Au-delà de son caractère, ce qui me fascine le plus chez lui, c’est son côté passionné presque excessif. Quand il aime, il veut tout connaître et maîtriser, là je parle de trois domaines bien distincts qui sont l’architecture, la photo et la musique. On a la chance de travailler ensemble aujourd’hui, et c’est vrai que je suis très fière et admirative, je le trouve vraiment doué, il a une culture et une capacité de création hallucinante.

A.L – Son aisance, et son sourire qui la rendent à mes yeux plutôt intimidante et surtout sa juste dose d’élégance. Très féminine finalement sans qu’elle le soit en apparence.

Quelle est la plus jolie déclaration qu’il/elle vous ait faite ?

C.A – Je pense que ni l’un ni l’autre ne sommes très doués pour les grandes déclarations. Même si je sais qu’on est tous les deux fous l’un de l’autre. On est clairement un peu pudiques, et moi pire que lui. D’ailleurs son petit jeu est de me dire « je t’aime Charlotte » d’un ton un peu niais devant nos amis ou ma famille, histoire de me mettre un peu mal à l’aise. Ça n’est pas arrivé depuis un moment, mais il m’a déjà écrit des mots d’amour au rouge à lèvres sur le miroir de la salle de bain, je trouve aussi souvent des petits mots dans mes carnets…
Après je pense que tout ce qu’on a construit jusqu’ici est une vraie preuve d’amour en soi. Alexis est à la fois mon amant, mon ami, mon associé, le père de ma fille, c’est très puissant…

A.L – Tout faire ensemble sans jamais se poser de question pour les étapes de la vie qui demandent une certaine réflexion. Dernièrement la plus belle chose fut la naissance de notre fille. C’est anodin, mais c’est de façon significative le geste et le lien le plus puissant que l’on puisse offrir.

Un moment dans ta vie au cours duquel tu aurais voulu arrêter le temps pour le faire durer.

C.A – Des vacances en Sardaigne avec Alexis, j’y pense encore très souvent.
La vraie Dolce Vita. On passait des heures à se prélasser sur les rochers d’une crique et sous un soleil brûlant, je bouquinais la tête sur son ventre. On chantait en voiture comme des ados, on a tellement rigolé. J’aurais aimé que ça ne s’arrête jamais.

A.L – La première fois que nous nous sommes embrassés. C’était un baiser furtif et timide, nous étions dans l’embrasure d’une porte cochère parisienne, il neigeait, des amis précédaient nos pas et évidement ils ne devaient pas savoir que nous nous plaisions. C’était cinématographique, mais plutôt en version accélérée que lente et en noir et blanc.

L’odeur dont tu aimerais faire un parfum ?

C.A – J’ai une odeur « madeleine de Proust », c’est la myrrhe. Je suis complètement fascinée par cette odeur.
Ensuite je suis une folle d’amande (le côté vraiment frangipane) et aussi la fleur d’oranger.
Je n’ai pas encore trouvé la bougie ou le parfum avec ces odeurs, c’est souvent peu subtil, ou trop léger.

A.L – Ce serait plutôt l’odeur d’un lieu, le parc Ibirapuera à Sao Paulo Brésil. Un assemblage métallique, humide et d’encens.

Ton endroit préféré chez toi ?

C.A – Ma chambre. Elle est petite et sous les combles, mais c’est ma cabane réconfortante.

A.L – Ma cuisine, très compacte mais parfaitement organisée selon mes exigences. J’y fais beaucoup de choses sans rapport avec sa fonction primaire.

L’objet que tu emporterais pour te sentir chez toi ?

C.A – Mes chaussons ou une couverture rayée en laine que j’adore. J’ai tout le temps froid et dès que je vais quelque part en hiver, je me dis que j’aurais dû les prendre.

A.L – Un disque de Keith Jarrett / the Köln concert. Il tourne en boucle à la maison.

 

Ces deux amoureux ont choisi Songe à la douceur C.Bet  Nous sommes amants M.D pour vivre leur amour