Marguerite, l'esprit libre

Marguerite, l'esprit libre Interviews

Étonnante, détonante, Marguerite Blessington dénotait.

Self-made woman, elle se passionne de littérature dans une famille peu exigeante envers le savoir proposé aux femmes, elle persiste et finira par écrire ses livres et travailler pour la presse.

Mariée trop jeune à 15 ans, elle quitte un mari inadéquat, en rencontre un second tendre mais maladroit... Qu’importe, Marguerite s’entoure, ouvre son salon littéraire, agrège tous les courants politiques, les arts, la littérature. Elle invente son propre univers. On la dit prude, d’autres racontent qu’elle était la première à pratiquer l’effeuillage et exposer des formes parfaites. Attention, on regarde avec les yeux, pas touche... Il lui manque un complice, un alter ego à sa hauteur, séduisant et brillant. Elle rencontre Alfred, se fiche de leurs 12 années d’écart, voyage avec lui, emportant son mari soucieux de son bonheur dans ses bagages. Les gens parlent, Marguerite avance, elle est merveilleusement extravagante, trop intelligente pour ne pas agacer ceux qui s’ennuient, qu’importe. Elle côtoie Dickens, échange avec Byron et George Sand. Elle fascine les hommes et Alfred durant trente années, étrangère aux critiques comme aux regrets, terriblement libre et pourtant soucieuse de l’autre au point de tout lui consacrer.

Elle a un jour dit : Je ne connais pas de meilleur secret de beauté que le bonheur.

Marguerite fut la muse d'Alfred et l'inspira pour la création du parfum L.B. À cœur perdu. Aujourd'hui, elle porterait le parfum M.A. Je suis le plus grand, un boisé électrique évoquant l'amour électrique.

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